MOTEUR2025
« avait déjà des allures de petit chef-d’œuvre » Pieter T’Jonck, pzazz

Dans ce solo, le danseur, en équilibre sur un pied, amorce un pas qu’il ne pose jamais. Dans l’intervalle, il sonde, il approche, il accomplit presque la forme que celui-ci pourrait prendre.
Un pas est ici analysé à travers le prisme de l’interdiction même d’en poser un. Sous l’effet de la contrainte, les mouvements de l’appareil locomoteur sont libérés de leur fonction originelle. Du mouvement d’un lieu à un autre — qu’est la locomotion — ne subsiste que le mouvement.
Dans MOTEUR, Cassiel Gaube revisite les multiples techniques qui ont nourri et façonné sa compréhension de la danse : le ballet, nexus majeur dans l’histoire de la danse occidentale – que Steve Paxton caractérise par un désir d’extension des membres dans l’espace loin du centre du corps –, les techniques postmodernes et contemporaines, ainsi que la house dance et le rhizome des danses sociales dans lequel elle s’inscrit ; avec pour objectifs de mettre en lumière ce que chacune d’elles nous donne à voir/sentir/penser du spectre des possibilités kinesthésiques du corps humain et d’explorer leurs intersections potentielles.
Chaque tradition technique est prise comme un prisme singulier à travers lequel appréhender les possibilités du corps dansant. Le travail cherche moins à synthétiser ces approches qu’à identifier leurs logiques sous-jacentes et à découvrir ce qui émerge à leurs intersections — là où les saillances de l’une révèlent les interstices de l’autre et où le contact de leurs différences ouvre des espaces kinesthésiques encore à imaginer.




presse
Le critique flamand Pieter T’Jonck a écrit en juin 2025, après avoir assisté à une première étape de travail de MOTEUR, que la pièce « avait déjà des allures de petit chef-d’œuvre ». Il écrit :
« On ne peut guère faire plus minimaliste que MOTEUR, […] mais c’est précisément grâce à cette limitation extrême que Gaube évoque une grande richesse d’images chorégraphiques. […] La progression systématique, pourtant si fluide et naturelle en apparence, vers des figures toujours plus complexes, m’a avant tout rappelé l’œuvre de Trisha Brown. »
« Dans MOTEUR, Cassiel Gaube signe une danse magnifiquement épurée sur une seule jambe, comme un piquet planté dans le sable. Avec le reste de son corps élégant, il parvient pourtant à des pirouettes fluides. »
« […] l’hypnotique performance in situ du danseur belge Cassiel Gaube. […] Ballet classique dans la rigueur ; postmoderne dans la qualité du mouvement […] ; mais aussi house dans l’abandon du corps à une libre souplesse. »
crédits
- Chorégraphie & danse
- Cassiel Gaube
- Conseil artistique
- Manon Santkin, Soraya Leila Emery
- Durée
- 60 minutes
- Première
- December Dance, Concertgebouw Brugge, 13 décembre 2025
- Production
- KAAP
- Coproduction
- KAAP, Concertgebouw Brugge, Théâtre de l’Onde, Charleroi danse
- Avec le soutien de
- Dance Reflections by Van Cleef & Arpels, De School van Gaasbeek, Rosas
- Étapes de travail
- Dansand! / KAAP, Ostende, 27 juin 2025 · The Watermill Center, Long Island, 23–24 juillet 2025, avec Dance Reflections by Van Cleef & Arpels, et 26 juillet 2025
- Remerciements
- Hugo De Greef, Thomas Van Waeyenberge
- Représentations
- 8 fois dans 5 villes, 3 pays (2025–2026)

